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Roger
LAPEBIE
aborde son 3ème Tour de France au sein d'une
équipe nationale qui n'a sans doute jamais été
aussi prestigieuse. Le bayonnais est déjà
un coureur de grande classe, réputé pour
ses qualités de routier-sprinteur, sa santé
et sa bonne humeur. Avec lui, la France aura des victoires
d'étapes et qui sait, peut-être plus encore.
Dans la 1ère étape, LAPEBIE
casse une manivelle et n'influe donc pas sur l'arrivée.
Le lendemain il "rate la bonne" et doit se
contenter du sprint du peloton. Heureusement la chance
tourne et Roger
LAPEBIE
réalise un incroyable doublé d'abord à
Metz où il domine le sprint massif puis à
Belfort où il se trouve être le plus rapide
du groupe échappé. Content d'avoir bien
digéré les bosses alsaciennes, LAPEBIE
s'interroge cependant sur ses capacités à
passer la haute montagne. A Aix-les-Bains, trois belges
passent à la trappe et LAPEBIE
reste collé à la roue arrière du
Champion du Monde sans parvenir à le sauter dans
les derniers mètres. Rien de grave toutefois
puisque l'équipe de France domine toujours outrageusement.
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Petite
pause musicale entre deux étapes ...
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Dans les Alpes VIETTO, MARTANO et MAGNE entrent en
scène mais LAPEBIE
résiste brillamment d'abord dans l'étape
du Galibier puis entre Grenoble et Gap. L'étape
de Digne est plus compliquée pour l'ainé
des LAPEBIE qui doit abandonner
sa 3ème place au général sans
toutefois compromettre définitivement ses chances.
Sur la promenade des Anglais LAPEBIE
retrouvent ses sensations de routier-sprinteur et
termine 2ème du sprint derrière René
LE GREVES. A Cannes il finit 5ème tout près
de TRUEBA et MAGNE qui vient de subir le coup de force
de MARTANO. Enfin, sur le boulevard Michelet de Marseille,
Roger LAPEBIE enlève
un 3ème succès d'étape devant
le rapide allemand STOEPEL.
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Lapébie
s'apprête à retourner sa roue arrière
au sommet de l'Aubisque
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Entre
Montpellier et Perpignan, le peloton musarde sous
une forte chaleur. Résultat, il parvient entièrement
groupé sur le vélodrome et l'organisation
décide qu'un peloton de cette taille ne peut
disputer un sprint sur 250 mètres de piste
! On improvise alors un contre-la-montre individuel
sur un tour pour déterminer le vainqueur de
l'étape et c'est Roger
LAPEBIE
qui s'impose pour la 4ème fois depuis Paris.
Décidement habitué aux doublés,
le natif de Bayonne récidive à Ax-les-Thermes
tandis que derrière VIETTO attend sur son parapet...Le
lendemain LAPEBIE aide
MAGNE à rentrer sur MARTANO et prend la 2ème
place de l'étape derrière VIGNOLI. Entre
Luchon et Tarbes, LAPEBIE
fait un numéro de grimpeur virtuose : 2ème
en haut de l'Aubisque et encore 2ème à
l'arrivée derrière l'irrésistible
VIETTO.
La campagne des Pyrénées est terminée
mais LAPEBIE alors 5ème
du général n'a pas renoncé à
une place sur le podium. Au contraire, il récupère
en vue du dernier grand rendez-vous du Tour, l'original
contre-la-montre entre la Roche-sur-Yon et Nantes.
Si Antonin MAGNE domine logiquement l'exercice, LAPEBIE
le suit de près et reprend du temps sur VIETTO
et VERVAECKE. Roger tient son podium ! Dernier objectif,
le Parc des Princes, hélas le jeune et prometteur
Sylvère MAES met tout le monde d'accord et
LAPEBIE termine...2ème
sous les acclamations des parisiens. A 23 ans, Roger
LAPEBIE
prouve à ceux qui le voyaient trop"racé"
qu'il est bel et bien un coureur du Tour et sa victoire
en 1937 confirmera cette tendance.
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Roger
Lapébie offre ses fleurs au public du
Parc des Princes
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Toutes
les photos © Le Miroir des Sports
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