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Si
l'équipe de France parait clairement au dessus
du lot avec ses nombreuses individualités, sa
rivale italienne mise tout sur un seul homme : Giuseppe
MARTANO. Le petit grimpeur de Savona qui s'est
révélé l'année précédente
en terminant 3ème de l'épreuve derrière
son leader Learco GUERRA peut compter cette année
sur sept fidèles domestiques dont BERGAMASCHI
et VIGNOLI. Dès le début, MARTANO
montre qu'il possède le bon coup de pédale
et marque des points sur des terrains qui ne l'avantage
pas. Dans la 4ème étape, il passe la Fauçille
et le Ballon d'Alsace avec aisance et termine avec les
meilleurs.
Avec l'arrivée des Alpes, on remarque que Giuseppe
MARTANO et Antonin MAGNE ne se quittent plus
comme si l'un et l'autre avaient déjà
la certitude que le général se jouerait
entre eux. Dans l'ascension du Galibier MAGNE n'est
pas au mieux et MARTANO
en profite pour distancer son rival. VIETTO est devant
et gagne à Grenoble par contre MAGNE doit accomplir
un bel effort pour rejoindre le groupe de MARTANO
qui prend un ascendant psychologique. Entre Grenoble
et Gap, par delà la côte de Laffrey et
le col Bayard, Giuseppe MARTANO
fait à nouveau plier le français qui doit
lâcher une poignée de secondes au vainqueur
de l'étape. Première victoire étrangère
sur ce Tour dominé par les nationaux.
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Martano
suivi par Sylvère Maes dans le Ballon
d'Alsace
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Après l'étouffante chaleur des derniers
jours, les hommes rencontrent la pluie entre Nice
et Cannes. La proximité de la frontière
italienne décuple les forces de MARTANO
qui lâche MAGNE dans les cols de l'arrière
pays pour finir 2ème à Cannes derrière
l'inévitable René VIETTO. L'avance du
vainqueur du Tour 1931 diminue sensiblement ce qui
ne fait qu'exalter le courage du transalpin. Le protégé
de GIRARDENGO attend donc sans craintes les Pyrénées
même s'il connait quelques frayeurs dans l'étape
de Marseille où il brise par deux fois son
vélo et concède 50 secondes sur le maillot
jaune.
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Un
Giuseppe Martano survolté au sommet de
l'Aubisque
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Les
malheurs d'Antonin MAGNE dans la 1ère étape
pyrénéenne vont combler ce léger
débours. Entre Ax-les-Thermes et Luchon, MARTANO
est à deux doigts de ravir le maillot jaune
au français qui semble abonné aux problèmes
mécaniques. Un coup pour rien finalement puisque
MAGNE rentre, aidé par LAPEBIE. A noter que
l'étape revient au "grégario"
Adriano VIGNOLI qui s'est irrémédiablement
détaché dans le Portet d'Aspet. Alors
quon le croit décidé à porter
le coup fatal, Giuseppe MARTANO
connait sa première défaillance dans
l'étape Luchon-Tarbes. Malade dans Peyresourde,
MARTANO doit laisser partir
Antonin MAGNE. Au sommet du col d'Aspin il pointe
à 10 minutes du leader. A Tarbes, "l'avion"
MAGNE a gagné 13 minutes sur le malheureux
italien.
Dans l'étape suivante MARTANO
est d'abord proche de l'abandon puis il retrouve des
forces et s'envole dans le Tourmalet. Derrière,
MAGNE gère un passage à vide. A l'arrivée,
l'italien reprend 5 minutes au français mais
ce n'est pas suffisant au regard de l'écart
qui les séparent. Le Tour est joué !
A Bordeaux l'individuel Ettore MEINI signe la 3ème
victoire d'étape italienne tandis que MARTANO
perd logiquement du terrain sur MAGNE dans le contre-la-montre
de Nantes. Au final, Giuseppe
MARTANO monte donc pour la deuxième
année consécutive sur le podium. Hélas
et malgré trois participations supplèmentaires,
il ne sera plus jamais en mesure de jouer la gagne.
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1
victoire d'étape et la 2ème place
au général pour le sympathique
italien
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Toutes
les photos © Le Miroir des Sports
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